Et si… on ne mange que quatre fruits et légumes par jour ?

7032009

image3.png

Je veux dire, si on n’en mange pas cinq, comme ils disent dans les pubs, on court un risque ?
Vraiment ?
Je ne dis pas ça parce que je suis hypocondriaque, mais plutôt par souci d’information.
J’aime tant m’informer qu’il m’est arrivé de lire le Quid avant de m’endormir. Ça m’a pris six mois.
Et à aucun moment, dans le Quid, je n’ai lu le moindre truc sur l’histoire des cinq fruits et légumes par jour.
Et puis d’abord, on fait comment quand on voyage, sur une journée, et qu’on se retrouve dans un endroit du monde la veille du jour où on est partis ?
C’est vrai, quoi, si j’avais déjà mangé mes cinq fruits et légumes avant de partir, suis-je dispensé d’en manger cinq autres dans ce qui sera, au niveau du calendrier, la seule et même journée ?
Bien tracassé par toute cette histoire, je suis allé voir mon médecin familial, que je croise tous les samedis au sortir du McDonald local. Il pèse 136 kilos et mesure un mètre cube. Eh bien croyez-le si vous le voulez, mais il me l’a confirmé : si vous ne mangez pas cinq fruits et légumes par jour, ça craint. Alors bien sûr, lui, il m’a dit qu’avec la tomate et la salade contenue dans le Big Mac, il s’y tenait scrupuleusement. D’autant qu’il y va deux fois par jour… et tous les jours. Vous me direz qu’il lui en manque un : deux fois une rondelle de tomate et deux fois une feuille de salade, ça ne fait que quatre… Mais évidemment, comme moi, vous auriez oublié de compter les frites. Ça l’a beaucoup énervé que j’oublie de compter les frites. Parce que du coup, il est à six fruits et légumes par jour.

Alors depuis, pendant qu’il va au McDo, moi, je tiens scrupuleusement et quotidiennement à jour mon carnet de fruits et légumes ingurgités. Cela ne se fait pas toujours sans mal, ou en tous cas sans dilemme.
Exemple : si je mange des céréales contenant des bouts de banane séchés et dégueulasses tous les matins, ça compte comme un fruit ?
La confiture Bonne Maman, ça compte comme un fruit ?
Une tarte aux pommes ? Des lasagnes aux courgettes ? Des fraises Tagada ?
Si je mange 5 bananes d’affilée, c’est bon, chuis peinard ?
Un haricot vert + une lentille + un petit pois + une rondelle de carotte + une rondelle de courgette, ça roule ?
Et enfin, le plus dur pour la fin : est-ce que le Nutella, tel que tente de m’en convaincre mon subconscient, est un fruit ou un légume ?
Non, en fait, pour tout vous dire, ce qui me chagrine le plus, c’est cette soudaine impatience à nous faire croquer des fraises juteuses ou des abricots en plein mois de décembre, savourer des mangues ou des ananas produits en Finlande, j’y vois là une espèce de contrainte, une pression sur nos esprits libres et libertaires.
Bordel, on n’a pas fait la Révolution il y a 220 ans pour se faire mettre au régime sec par la République !
Ce n’est pas parce que le Président de la République se fait filmer en train de faire son jogging qu’on doit tous aller courir le dimanche matin.
Et puis d’abord qu’est-ce que c’est que cette sale manie de convoquer les journalistes chaque fois qu’il se fait une virée sportive ? Ça ne me viendrait pas à l’idée d’appeler la télé à chaque fois que je vais courir… Sans doute parce que je ne vais jamais courir du reste.
Parce qu’on peut très bien mourir en faisant son jogging ou sur un terrain de tennis, mais je n’ai jamais entendu l’histoire d’un mec mort sur le coup, en avalant une tranche de magret de canard braisé. Ça doit sûrement être parce qu’on le déguste souvent aux oranges.

Finalement, les fruits, ça a du bon.




Et si… il se cassait ?

29012009

image2.png

Aujourd’hui, jour de grève national.
Le genre d’événement qui fait plaisir, quand même.

Et pour une fois que les mecs de la SNCF ou de la Rateupeu auraient le droit de ne rien faire, voilà que certains font du zèle. On apprend que 1 train sur 3 roule, que les bus cartonnent, et que bref, tout va presque comme un jour normal dans les transports en commun.

Mais la grande question, face à l’immense mobilisation des français, est de savoir quelles conclusions le premier d’entre eux, le plus grand (vous aurez compris que l’usage du sens figuré est de rigueur), va en tirer.

Lui qui déclarait fièrement que les grèves, en France, ne se voient jamais. Un peu comme les promesses électorales en quelque sorte. Lui qui se permit de dire à un brave bonhomme « Casse-toi pauvre con » alors que celui-ci mériterait de toute évidence la légion d’honneur, voire le prix Nobel de la paix pour ne pas lui avoir tapoté en retour sur le sommet du crâne, oui, lui…

Que va t’il faire ?

Déjà, commencer à dire à TF1 : « Les gars, dites ce qu’il faut au journal de 20h : que les gens ont préféré aller faire les soldes plutôt que manifester dans la rue. »
Puis il ira voir le service public : « Les gars, à moins que vous ne souhaitiez que je vous flingue également la pub avant 20h, dites ce qu’il faut au journal de 20h : que vous avez battu des records d’audience avec la quatorzième rediffusion de Derrick, que les gens ont préféré se coltiner face à la bise hivernale et aux clameurs stériles des manifestations ».

Puis il ira voir TMC et il leur dira : « Franchement, trop bien Les Maçons du Cœur, mais vous ne pourriez pas acheter des nouveaux épisodes ? »

Ensuite il dira au premier de ses Ministres, qu’on appelle parfois Premier Ministre, somme toute assez logiquement, qu’il faudrait qu’il se casse, parce que quand même, ça ne peut qu’être sa faute.

Mais lui… ?

Ne doit-il pas sauter sur la seule occasion de voir sa côte de popularité remonter : ne nous leurrons pas, la seule possibilité qu’il ait de le faire, c’est en partant.

Imaginez-le, magnanime : « Je vous ai compris » (du haut de la République, quatre décennies vous contemplent, et près d’un mètre sépare les deux hommes), et il tourne le dos, puis s’en va, en demandant un Visa pour les îles Caïman. Au générique des Enfants de la Télé, il remplacerait Giscard, et accèderait enfin à la postérité. Le rêve.

Aurait-il des indemnités ? Les Assédic ?
En théorie, non, c’est un abandon de poste, une démission. Il va falloir surveiller ça…

En tout cas, il aurait sûrement le droit de ne pas effectuer son préavis. Reconnaissants, les Français lui octroieraient même le droit de profiter des heures de formation si chèrement gagnées à la tête du pays. Des formations… je ne sais pas, moi, en comptabilité, en management, en droit, en gauche… ?

Puis, comme Christophe Dechavanne, il traverserait le désert et réapparaîtrait des années plus tard au gré d’une émission de télé-réalité. Comme Christian Morin, il aurait une chance inouïe de se consacrer à sa passion cachée, la clarinette. Il pourrait enfin assister à tous les matches du PSG (l’occasion de lâcher des « casse-toi pauvre con » en pagaille et en toute impunité) avec ses fils, l’un devenu producteur de Tonton David, l’autre Directeur des Ressources Humaines chez Darty.

Mais l’autre vraie question, c’est « ELLE ».
Est-ce que « ELLE » le larguerait s’il n’était plus rien ? Est-ce qu’elle l’aimerait encore, dans cette petite mort ? Spéciale dédicace « Souchonnesque » mise à part, la question brûle les lèvres des Français.
En tous cas, peut-être se remettrait-elle à vendre des disques. On ne m’empêchera pas de penser que les Français sanctionnent le co-Prince d’Andorre (j’aime bien l’appeler comme ça) par procuration, en sanctionnant la carrière de la nouvelle première dame.

Ou bien les Français ont-ils seulement du goût en matière musicale, pas impossible.

Je pense souvent à ça : et si… « IL » se cassait ?

En général, le café finit de passer et je me réveille à ce moment-là.




Et si… on arrêtait d’acheter des ampoules chez Ikéa ?

31122008

image21.png
Parce qu’il faut être lucide… Ça ne rate jamais, alors qu’on était juste venu chercher une ampoule pour remplacer celle qui a lâché dans les toilettes (ailleurs, ça aurait pu attendre, mais dans les toilettes, quand même, faut pas déconner), on repart de leurs magasins avec des paquets de chocolats suédois (souvent des Daims fourrés à la graisse de hareng), des petites cuillères en bois (vous avez un lave-vaisselle et vous les aurez flinguées en deux lavages), un lot de 200 fourchettes en plastique (pour les pique-nique, on ne sait jamais si on aura besoin de couverts, sauf qu’évidemment, ça finit en sandwich ces histoires-là), des couteaux à poisson (alors que vous détestez le poisson), un immonde tapis poilu (mais il est rose, et c’est votre couleur préférée), un paillasson (sauf qu’en général vous rentrez par le garage, où vous laissez vos pompes dégueulasses), un nouveau balais-chiotte (lorsque vous avez déposé des amis indélicats à la piscine), une multi-prises à switch (à 12 prises, vous n’en aviez jamais vu jusqu’alors !)… .

Se dire qu’on a besoin d’une ampoule… et avoir l’outrecuidance de penser que l’on pourra résister aux diaboliques cerveaux du service marketing de la firme suédoise, c’est tout de même se montrer fort présomptueux.

Aviez-vous remarqué que chez Ikéa, tout est pensé pour vous faire consommer ? Dès l’entrée, on vous indique que si vous voulez larguer vos moutards dans l’espace « enfants », afin de faire vos courses tranquilles, c’est par ici que ça se passe. D’ailleurs, une charmante jeune fille blonde les attend avec un large sourire.

Forcément, dans un discret éclat de rire quasi-satanique (oui, les éclats discrets sont les pires), vous lui confiez votre progéniture, en pleine phase de « Pourquoi les serpents n’ont pas de pied ? », « Pourquoi le père noël ne vient qu’à Noël ? », « Pourquoi on est venus chercher des ampoules à Ikéa alors qu’on aurait pu aller chez Casto ? »

La jolie blonde ne sait pas ce qui l’attend… Vous, vous ricanez, maudit pervers.

Ceci dit, la jolie blonde s’en fout. Après tout, elle est suédoise, non ? Elle ne comprendra donc rien aux élucubrations ridicules de vos enfants, dont vous dites d’ailleurs qu’elles sont si ridicules, que vous seriez en droit de demander un test de paternité… si seulement vous n’étiez pas la mère.

Une fois la descendance abandonnée aux mains de l’ambassade suédoise, vous voilà dodelinant, ci dans le rayon vaisselle, là dans le rayon casseroles, pour finir, bien malgré vous mais bien grâce à ce Al-Qaïda commercial venu du froid, les bras chargés de trucs totalement inutiles, donc forcément indispensables.

C’est là que votre moitié en profite pour vous asséner le coup de grâce : « On devrait peut-être aller chercher un chariot, non ? »

Et là, alors qu’il faudrait selon toute logique, et alors que vous êtes une personne douée de raison (vous l’avez déjà prouvé de nombreuses fois par le passé, en arrêtant par exemple de regarder « Joséphine Ange Gardien » à la pause publicitaire, parce que quand même, c’est pas possible de regarder volontairement une telle daube), alors qu’il faudrait disais-je, répondre « NON », de manière ferme et en lettres capitales, et bien vous, pauvre larve téléguidée par les démons mercantilistes de la patrie de Björn Borg, vous répondez… OUI.

Non, mais faut quand même être con pour tomber à ce point dans le panneau…

Voilà. Maintenant, c’est foutu… Et ce alors que vous n’avez même pas encore atteint le rayon meubles (le pire, celui où l’on compte en service après-vente le plus fort taux de suicide), ou encore le rayon literie, commode, table basse…

Trois heures, douze minutes, et quarante-trois secondes après avoir franchi la porte d’entrée, vous voilà donc non loin de la caisse, vous souvenant vaguement d’avoir enfanté trois petits monstres, retenus en otage non loin de là par la mafia suédoise.

Avant de franchir la caisse, de payer votre impôt, et de retrouver vos héritiers, à qui vous n’oublierez pas bien des années plus tard de léguer cette foutue table « Ingmar » que vous aurez mis quatorze heures à monter alors qu’il en faut deux à un technicien suédois, il vous faut descendre un petit escalier.

Au milieu de cet escalier, un petit palier… Et là, on croit rêver. Tout espace étant optimisé chez Ikéa, on se rend compte qu’on repart avec… TOUT, sauf ce que l’on était venu chercher.

Heureusement, sur ce palier, et alors que huit petites marches vous séparent de la caisse, on vous assène le coup de grâce : les ampoules.

Alors je vous le dis comme je le pense : et si on arrêtait d’acheter nos ampoules chez Ikéa ?




Et si… le monde entier nous enviait la Ligne 13 ?

19122008

image31.png

On parle souvent de la Tour Eiffel, du Musée du Louvre, des Champs Elysées… Mais on oublie souvent ce haut-lieu historique de la capitale, de la ville lumière, de la destination tourisitique préférée des étrangers… Je veux bien sûr parler de la célèbre Ligne 13 du métro parisien.

Sans doute la plus lente de la planète. Et incontestablement l’une des plus fréquentées de Paris aussi.
Qui n’a pas senti dans sa nuque le souffle alcoolisé du cadre plus très dynamique qui a pris une bière pour se donner du courage avant de monter dedans ne sait sûrement pas de quoi je suis en train de parler…

Qui n’a pas profité du dernier album de Sheryfa Luna à travers les écouteurs de la petite peste assise et qui scrute le vague alors que tout le monde galère debout, collés les uns aux autres, ne sait sûrement pas de quoi je parle.

Qui n’a pas subi les assauts musicaux de l’accordéoniste qui sévit entre Duroc et Miromesnil, ne sait pas de koikoncauz…

Qui ne s’est jamais planté et s’est retrouvé à Asnières en croyant aller à Saint-Denis, va être aux fraises à la lecture de ce qui suit.

Qui ne s’est jamais lavé les mains en sortant de la ligne 13… est vraiment dégueulasse.

Qui enfin, n’a jamais devisé avec son voisin sur le contenu sémantique des annonces favorites de tous les conducteurs RATP, à savoir le désormais mythique « Mesdames, messieurs, en raison d’un incident voyageur, le trafic est interrompu sur la ligne 13″, ne sait bien entendu de quoi, modestement, je me propose de causer.

Mais au moins, si l’annonce n’en est pas moins fatidique, on saura reconnaître que depuis quelques années, on ne nous ment plus.
Au début des années 2000, dans la foulée de nos brillantes victoires tricolores à la Coupe du Monde et au Championnat d’Europe de Football, le message était résolument optimiste : « Mesdames, messieurs, en raison d’un incident voyageur, le trafic est LÉGÈREMENT PERTURBÉ sur la ligne 13″.
Le résultat était pourtant similaire à celui d’aujourd’hui : parti de Gare Montparnasse, vous suffoquiez dès la station Invalides, espériez secrètement que le connard devant vous qui a eu l’idée de s’empiffrer un tartare à l’ail avant de prendre le métro aie la bonne idée de descendre à Saint-Lazare, et survivant héroïquement dans un wagon surbondé, vous deviez déclarer forfait pour panne mécanique à Place de Clichy, pour terminer à pied jusqu’à Garibaldi…

C’était déjà vrai au début des années 2000, mais avec la crise actuelle (il faut bien que ce soit la faute à quelqu’un d’autre que la RATP pour une fois), on vit d’autant plus mal la surpopulation de la Ligne 13.
Et on a une petite idée de l’enfer vécu dans les prisons avec la surpopulation carcérale.

1h40 de métro, un trajet fini à pinces (sous la pluie en général), comme chaque fois, vous vous dites que vous auriez mieux fait de ne pas venir. Le mieux, c’est pendant les grèves, et c’est là la seule chance des usagers de la Ligne 13 : c’est que pour eux ça ne change absolument que dalle ! Ils mettent autant de temps pour aller au boulot. Il faut bien des avantages…

Autre avantage : les vacances scolaires.

Car on touche à un point central de la ligne 13.

Elle est empruntée chaque jour par des milliers d’étudiants, à qui personne n’a dit que ça ne servait plus à rien de faire des études. En effet, leur diplôme en poche, ils trouveront dans le meilleur des cas un petit boulot… et devront emprunter la ligne 13 pour s’y rendre. Foutu destin…

Alors inutile de dire que lorsque la ligne 13 est empruntée en période de vacances scolaires, ou encore mieux, durant les deux mois d’été, c’est le bonheur… Et bien à l’abri à des dizaines de mètres sous terre, dans la puanteur du métro parisien, on se dit que nous aussi, on est un peu en vacances.

Non, le pire, c’est quand même l’hiver. La densité de population des wagons de la ligne 13 n’a alors rien à envier à celle de Monaco. Il n’y a pourtant pas toujours plus de monde en hiver qu’au mois de mars, avril ou mai.

Mais il y a un autre problème l’hiver, qui nous fait nous sentir encore plus à l’étroit que d’habitude. Et personne n’a jamais trouvé la clé de ce malaise vécu par les usagers l’hiver.

Sauf moi. Et on peut dire que vous avez bien de la chance de lire ce blog, sans quoi, vous n’auriez jamais su (à part toutes les autres raisons énoncées plus haut) pourquoi vous vous sentez aussi mal dans la Ligne 13.

C’est tout simplement parce que l’hiver, avec nos doudounes, nos bonnets, nos écharpes, n’importe quel individu normalement constitué… double de volume. C’est vrai pour le comptable rachitique du troisième étage, qui prendra soin d’éternuer à trois centimètres de votre auguste tarin (et intérieurement, vous maudirez cette crevure jusqu’à la septième génération), c’est vrai pour l’ailier du Basket Ball Club de Saint-Denis, 2,08 et 124 kilos (par ailleurs un vrai clown puisqu’il fera se gausser toute l’assemblée en percutant l’entrée du métro avec sa tête), et c’est aussi vrai pour le pilier du Rugby Club de Asnières (1 mètre cube).

Au milieu de tout ça, il y a vous.
Vous vous dites que une fois de plus, vous allez louper votre train à Montparnasse.
Mais que finalement, ce n’est pas si grave, puisque vous êtes dans la plus belle ville du monde, et que fort justement, au moment de méditer sur la situation inconfortable que vous traversez, vous vous ditez : et si… le monde entier nous enviait la Ligne 13 ?




Et si… on regardait sous le chapeau de Geneviève de Fontenay ?

15122008

image11.png

Je n’ai rien contre Geneviève.
D’ailleurs, j’en connais plein des Geneviève.

En général, la Geneviève est sympa du reste. Souvent très volubile.

Je dis ça parce que la dernière que j’ai connu était femme de ménage dans mon école, ou agent d’entretien comme on dit maintenant.

Le problème, c’est qu’elle parlait beaucoup, et ne faisait pas beaucoup le ménage.
J’étais enfant, c’est pour dire si ça m’a marqué, car quand on est adulte, le ménage pas fait n’a rien de choquant.
Cette Geneviève-là savait toujours tout sur tout le monde, et n’hésitait pas à alerter nos parents lorsque nous avions le malheur de nous amuser entre camarades, avec un soupçon de virilité je le confesse.
Alors bien sûr, il y avait parfois quelques trous dans les pantalons, des croûtes sur les genoux, des nez qui saignaient (souvent les mêmes, la nature est injuste). Mais Geneviève veillait même lorsqu’on ne la voyait pas.
Il lui était facile ensuite de débiner et de nous faire sanctionner par l’autorité supérieure, ce qui nous faisait craindre le pire puisqu’il s’agissait d’une école privée, dont le Proviseur ne pouvait être que… Dieu lui-même.

En vérité, Geneviève était une collabo.

Je dirais même plus, Geneviève était une salope.

Par la suite, Dieu seul sait pourquoi, j’ai souvent évité les Geneviève.

Il faut dire que les générations passant, les gens sont fini par se rendre compte de la lourde tare patronymique qu’ils infligeaient à leur pourtant innocent rejeton.

Et les Geneviève se sont transformées en Anne-Marie, à ce détail près que les Geneviève devenaient plus difficiles à repérer et à anticiper… puisqu’elles s’appelaient désormais Anne-Marie.
Certaines Geneviève en ont même profité pour devenir des gens tout à fait respectables : des maîtresses d’écoles, des secrétaires, bref un danger supplémentaire pour tous les enfants insouciants, qui ignoraient toujours que là, tapies dans l’ombre, des Geneviève demeuraient leur plus virulent ennemi.

Tout ceci pour dire que Geneviève de Fontenay, n’est ni meilleure, ni pire que ma Geneviève. Mais quelle classe ! C’est d’ailleurs une belle revanche de Geneviève, ça, que d’être désormais une publicité ambulante pour les crayons de couleur.
Car Geneviève, grâce à son maquillage, c’est un peu un arc-en-ciel, le pendant vestimentaire féminin de Carlos, un de ces personnages sans qui le passage de la télé à la couleur n’aurait eu strictement aucun intérêt.
En revanche, côté caractère, pas de doute, Geneviève est une Geneviève. La pauvre Valérie Bègue aurait mieux fait d’être sourde… Que de venin craché sur ce si beau brin de femme.
Paraît-il que même la nouvelle Miss TF1 s’en prend plein la figure.

Geneviève, en fait, c’est un peu comme une bonne bouteille de Bordeaux : avec l’âge, ça devrait se bonifier, mais si on se loupe, ça peut tourner au vinaigre. Mais allons donc, il n’est pas trop tard…

Il n’empêche que je l’aime bien, moi, Geneviève. Parce qu’elle a des valeurs. Du style on ne parle pas la bouche pleine, on fait la révérence devant la Reine d’Angleterre (ce qui n’arrive pas tous les jours en même temps), on encore on ne se cure pas le nez en sortant des toilettes sans s’être lavé les mains.

Des valeurs, quoi…

Même si ce qui me choque chez elle, c’est aussi la contradiction de ces valeurs. Une dame si bien éduquée devrait pourtant savoir qu’en société, conserver son couvre-chef est particulièrement mal élevé. Et pourtant, je ne l’ai jamais vu ôter son chapeau.

Ça me rappelle d’ailleurs que la première fois que j’ai vu Alice Sapritch avec ses cheveux longs, c’était dans « La Folie Des Grandeurs », avec De Funès et Montand. Jusqu’alors, je n’avais jamais vraiment trouvé Alice Sapritch drôle.
Le parallèle avec Geneviève de Fontenay n’est finalement pas involontaire.
Oui, Geneviève me fait penser à Alice.
La manière dont Geneviève de Fontenay a envoyé bouler ce malheureux Jean-Pierre Foucault, qui ne demandait pourtant qu’à se rincer l’œil sans faire de vagues, m’évoque aussitôt la froideur avec laquelle Alice Sapritch traite Louis de Funès dans le cultissime film de Gérard Oury.

image3.png

Et je me dis donc, que si l’on ôtait à Geneviève son foutu galurin, deux options s’offriraient à nous.
La première, c’est l’effroi. Car ce que l’on ne connaît pas fait peur. C’est un précepte immuable.
Et personne n’a jamais vu sous le chapeau de Geneviève.
Peut-être abrite t’elle un petit lapin, ou mieux, une colombe (après vérification, Geneviève est bien détentrice de la carte de membre du fan-club de Garcimore, il s’agit donc d’une hypothèse à ne pas prendre à la légère).
Mais une question demeure : si un animal vit sous son chapeau, comment et quand le nourrit-elle ? Même lorsqu’elle est présente pendant huit heures sur le plateau des émissions d’Arthur ou de Cauet (où elle va parce que dit-elle, « ils défendent les mêmes valeurs que moi »), personne ne voit l’ombre d’un petit lapin…
Le journaliste sérieux que je suis a vérifié les comptes bancaires de Geneviève, et aucun virement douteux ne permet d’accréditer cette thèse, si ce n’est peut-être l’achat d’un article dénommé « La grosse carotte du petit lapin » (livré avec piles).

Si ce n’est l’animal, quelle pourrait donc être la deuxième option ? Et bien la deuxième option, ce sont les cheveux chers amis. Ces cheveux qui s’ils sont longs, la transformeraient en Alice Sapritch contemporaine du paysage audiovisuel, en Wonder Woman de la vanne. Pour sûr, Geneviève changerait de personnalité, se lâcherait totalement, allant même jusqu’à se mettre à la hauteur de ses hôtes d’un soir : aaaaaaaaaaah, quel kiff de voir Geneviève lâcher un pet gras et douteux sur le plateau de Cauet… On en rêve tous.
Bon c’est sûr qu’après ça, question morale, elle pourra toujours repasser, mais il faut savoir donner au public ce qu’il attend non ? Allez Geneviève, même Valérie Bègue avait compris cela.

Et si… on regardait sous le chapeau de Geneviève de Fontenay ?




Et si… TF1 n’existait pas ?

12122008

image1.png

C’est l’incroyable information de cette semaine. PPDA serait parti avec 3,8 millions d’euros d’indemnités de TF1.
Waow ! Et alors ? Où est le problème ?
Après tout, ce n’est pas tant que ça au vu des efforts consentis durant toutes ces années pour la chaîne bleu blanc rouge.
Enfin moi, ça ne me choque pas. Je veux dire, il a fait un vrai boulot quand même durant ces quelques décennies de télévision. Ce n’est pas comme s’il était footballeur, star de cinéma…
Non, là où je trouve que PPD (tu permets que je t’appelle PPD ?) manque d’humour, c’est qu’il aurait pu acheter un espace publicitaire sur TF1 juste avant le journal de Laurence Volkswagen pour dire ce qu’il avait sur le cœur, plutôt que d’aller s’épancher un peu partout. Je trouve que ça manque un tantinet de panache, contrairement au jubilatoire « Que navo » balancé, la mèche au vent, au cours de son dernier journal.
Quoi qu’il en soit, le principal étant que depuis que PPD est parti, TF1 se casse la gueule. Et ça, ça fait plaisir. Ne serait-ce que parce que c’est la chaîne qui abrite les imbécilités de Benjamin Castaldi, les grimaces de Dechavanne, les Secret Story, les Star Academy, les « C’est quoi l’amour », les « Le grand frère », les « Sans aucun doute »… Une belle brochette d’inepties, admettons-le, pour lesquelles on demande parfois une contribution par SMS : le ponpon !
Parce que nous, on est ridicules, on le sait bien : la seule chance qu’on ait d’arrêter de regarder des trucs affligeants, c’est qu’on arrête de nous passer des trucs affligeants à la télé.
C’est que TF1 devienne une chaîne culturelle, une vraie. (rires)
Le problème, c’est que si TF1 devenait regardable, on s’ennuierait un petit peu. Parce qu’on est quand même incorrigibles. Parce qu’il n’y a rien de meilleur que de s’affaler devant la télé alors qu’il y a une bonne tonne de DVD super intéressants à regarder, mais qu’on a même pas pris la peine de déballer. Franchement, après une journée de dur labeur, que pèse un Scorsese ou un Hitchcock face à un téléfilm avec Laurence Ossobuccini, Mamie Mathy, ou Jean-Marie Bigard ?
Encore que ça nous va bien, et qu’on ait tous un regard voyeur et compatissant sur les malheurs d’autrui. Quand même, cette sale môme, vous avez vu comment elle parle à sa mère ? Bon, OK, elle est alcoolique et vit à Roubaix avec 19 chats et surtout aucune litière dans la maison, qui devrait être saisie d’un instant à l’autre par l’huissier véreux du coin… Mais bon quand même. C’est pas comme si le fils dépensait son RMI dans le tuning de sa R5 d’époque.
Tout ça donne une bien sale image de nos bons vieux ch’tis. Ces derniers se consoleront en se disant que les habitants du sud ne sont pas mieux lotis : le reportage sur la blonde à forte poitrine, blindée d’auto-bronzant, armée de sa mini-jupe et de son copain body-builder, n’en est pas moins caricatural.
Permettons-nous donc une réflexion : pourquoi les reportages de ces émissions de caniveau sont-elles systématiquement délocalisées en Province ?
Comme s’il n’y avait pas de bimbo à Paris, comme s’il n’y avait pas de problème de voisinage à Paris, comme s’il n’y avait pas d’arnaques ou d’escroquerie à Paris ? Diantre, tout ceci a le don de me courroucer, pas vous ?
Nos régions ont du talent. Mais pas sur TF1.

image2.png

Ah, non, j’oubliais Jean-Philippe Pernault (qui en réalité s’appelle Jean-Pierre, mais son vrai prénom a été remplacé afin d’éviter toute poursuite pour diffamation, il paraît que c’est devenu l’une de ses spécialités).
Que ferait la France des régions sans JPP ?
Qui nous informerait sur le drame que constitue la disparition du bar-tabac de Ligny-en-Barrois ?
Sur le formidable espoir né autour de la PME de Jean-Marc Duplouédec, à Carhaix, spécialisée depuis six mois dans l’élevage d’escargots en vue de la commercialisation de confiture à la bave de ces braves petites bestioles.
Certes, cela paraît peu ragoûtant, mais c’est quand même gorgé de protéines, et on a constaté qu’à la maison de retraite de Carhaix, l’espérance de vie avait cru de deux ans et trois mois depuis que la confiture de Jean-Marc avait intégré les menus du petit déjeuner.
Grâce à Jean-Philippe Pernault, désormais, nous pouvons avoir foi en nos régions. Légitimement.
Et l’information est de toute façon autrement plus capitale que des prises d’otage, des enlèvements d’enfants, des guerres ou des actes terroristes. On en a assez du cinéma, place à la vraie vie, que diable !
Vous remarquerez qu’en évoquant TF1, j’ai toutefois évité de vous parler de Arthur et de Cauet. Oui, j’ai quand même un peu de tact et de respect pour les lecteurs.
Alors que va t’il rester à TF1 ? A part la Ligue des Champions, les grands prix de Formule 1, et la Grande Vadrouille (encore qu’elle fut diffusée sur France 2 la dernière fois).
Il restera, au moins pour un temps, l’excellent Harry Roselmack, sans doute le seul à avoir eu le tact de ne pas cracher sur PPD, notre vénéré pape du 20h exilé sur le front est de la télévision.
Et puis il restera la météo. C’est déjà ça…
Pour le reste, rassurons-nous, si TF1 n’existait pas, il nous resterait encore M6.




Et si… on avait le droit de détester Pink Floyd ?

8122008

image91.png

Je me suis souvent demandé, de par ma profession de critique rock (encore qu’en France, cette fonction mérite sûrement autant de respect que contrôleur des impôts basé aux îles Caïman), ce que certains groupes ou artistes monstrueux seraient devenus s’ils n’étaient pas morts. C’est une question somme toute assez bête, puisqu’à part Elvis, ils le sont bel et bien, morts.

Mais peut-on empêcher un cerveau bouillonnant de bouillonner ? Pour ceux à qui on a déjà servi une assiette de cervelle à la cantine, et que l’on a même obligé à saucer les restes avec du pain de l’avant-veille, la métaphore du cerveau bouillonnant a obligatoirement une résonance glaçante.
Vous comprenez aisément la torture céphalique qui est la mienne lorsque je me dis : bon sang, mais… que serait devenu Jimi Hendrix ? Et Janis Joplin ? Et Brian Jones ? Et John Lennon ? Et Mike Brant… ? Et surtout, que serait devenu Elton John, sans doute le seul pour lequel j’eus un flash si terrifiant, que j’en finis par bénir les dieux de la musique de l’avoir fait disparaître à la fin des années 70…

Pensez-donc, dans mon cauchemar, Elton John était devenu obèse, avait besoin de louer les services de deux laveurs de carreaux (également chippendales à leurs heures perdues) pour ses lunettes, et surtout… il avait retrouvé des cheveux. C’est surtout ce détail capillaire significatif, cette métamorphose impossible dans un sens contraire à ce que la nature a décidé (à moins de porter une moumoute, mais je n’ose y croire) qui me rappela que j’errais en plein cauchemar.

C’est toujours très embêtant d’imaginer ce que nos idoles vont donner en vieux. Surtout quand on voit Keith Richards et Mick Jagger. Que personne ne m’en veuille, je n’ai jamais aimé les Stones. Encore que Keith Richards qui se casse la figure d’un cocotier et qui doit annuler une partie de sa tournée, c’est cocasse. Mais c’est quand même une préoccupation de vieux riche.
Car Syd Barrett, lui, aurait eu le bon goût et la discrétion de se casser la figure de son vélo, et n’aurait rien annulé du tout, puisque le génie caché de Pink Floyd (c’est sûrement parce qu’il était bien caché que je déteste autant Pink Floyd d’ailleurs) vivait reclus depuis plusieurs décennies dans la banlieue de Cambridge, et n’avait rien d’autre de prévu que d’aller chercher le journal et le pain.
Quoiqu’on n’échappe jamais vraiment aux préocupations de riche lorsqu’on est riche. En effet, Syd vivait de ses rentes, de ses royalties extorquées aux comptes en banques florissants de messieurs Waters et Gilmour. Oui, je sais, je suis dur avec Pink Floyd. Je dois vous dire (si ce n’est déjà fait, ma mémoire défaille) que je déteste Pink Floyd.

Pourquoi me direz-vous ? Tout simplement parce que je n’y comprends rien pour parler poliment. On peut même dire que J’Y ENTRAVE QUE DALLE !!! Et ça, c’est assez agaçant. Vous vous imaginez, vous, lire l’intégrale de Harry Potter en Latin ? Lire le dernier Dan Brown en finlandais ? Non sans rire… Eh bien, mon histoire avec Pink Floyd, c’est ça. J’y comprends rien. Pas plus que Ségolène ne comprend Martine ou que Martine ne comprend Ségolène. Pas plus que Nico ne s’y connaît en rap, pour apprécier autant Doc Gynéco. Pas plus enfin, que Frédéric François ne comprend la grand-mère de mon meilleur pote, qui elle, pourtant, le comprend très bien.

Et quand vous discutez avec des fans de Pink Floyd, que vous êtes heureux de pouvoir caser que « Wish You Were Here », « The Wall », ou encore « Money » sont des titres fantastiques, vous vous rendez compte qu’ils préfèrent les titres que vous trouvez chiants comme la pluie, longs comme un jour sans pain, sans eau et surtout sans chocolat.

« Et Comfortably Numb, c’est mortel… », vous répond-on. Oui mais le problème, c’est que « Comfortably Numb », vous connaissez, parce que vous vous êtes documentés (eh, on est pro ou on ne l’est pas…), et que « Comfortably Numb », c’est chiant !!!

Alors que vous émettez un timide « C’est pas trop mon truc, ça, trop expérimental, trop progressif », on vous assène le décisif : « Il faut absolument que tu mates le « Live à Pompei ». Dans un élan de professionnalisme dont seuls sont capables les professeurs de mathématiques, alors que vous vous traînez un 2/20 de moyenne dans leur matière depuis le CM2, vous allez dégotter une vieille VHS de ce « Live à Pompei ». C’est dire si vous êtes maso, car il paraît que Pink Floyd a assez de fans de par le monde pour s’être vus proposer une version en DVD.
Quoi qu’il en soit, vous voilà devant votre fabuleux écran plasma, à attendre que le Vésuve crache ses flammes destructrices et rougeoyantes (il faut dire que vous ne vous êtes pas emm… à acquérir un écran plat à plusieurs milliards de pixels pour regarder les Barbapapa)…
Le problème, maintenant, c’est que vous dormez.
Bien d’ailleurs, assez profondément (attention aux rêves « Eltonjohnesques »).
Dans la suite logique de votre expérience de Pink Floyd, vous n’avez toujours rien compris.
Mais alors rien de chez rien.
Et vous vous demandez encore comment le Vésuve, après avoir englouti tant de monde, peut avoir eu la bêtise d’épargner Pink Floyd.

Alors je n’ai qu’une question à poser, une seule : et si… on avait le droit de détester Pink Floyd ?




Et si… ils avaient juste parlé de foot ?

8122008

image71.png

On en a beaucoup entendu parler de cette rencontre en terrain neutre. Le match avait déjà été reporté une première fois, bizarrement juste avant les jeux olympiques, et on a même soupçonné une tentative de corruption de la part des Chinois, visant à empêcher cette rencontre du sommet du championnat de la Liberté d’Expression.

Du coup, le titulaire habituel, Sarkovic, brillant avant-centre (comprenez plutôt « qui cherche à briller », quoiqu’un brin simulateur dans la surface de réparation), s’était fait porter pâle, prétendant une gastro, un ongle incarné ou que sais-je. Il ne s’agissait en fait que d’une flemme olympique, largement cogitée sur le terrain diplomatique.

Dommage, car la météo était sûrement plus clémente : Paris au mois de mai, c’est quand même autre chose que Varsovie en plein mois de décembre. A l’époque, c’était alors Brunny, pourtant habituellement remplaçante, qui avait été titularisée sur l’aile droite. Evidemment, le match avait été ennuyeux, et Dalaillelama, de son côté, semblait prendre son mal en patience.

Plusieurs mois après les jeux olympiques, Sarkovic est redevenu le joueur fougueux que ses partisans admirent depuis des années. Il n’a donc pas déserté le terrain ce coup-ci, et Dalaillelama n’avait qu’à bien se tenir. C’était décidé : Sarkovic ne pourrait plus être taxé de joueur corrompu à la solde de la Chine.
Dans une forme… olympique, Sarkovic se préparait à ne faire qu’une bouchée de Dalaillelama, aucun sujet ne serait plus tabou désormais. Et cette rencontre tombait à pic : l’économie française ne s’était jamais aussi bien portée qu’en cette fin d’année 2008, avec comme principal acteur de ce dynamisme « à la française », l’industrie automobile.
Non, vraiment, ce coup-ci, Sarkovic ne se laisserait décidément pas intimider par l’arbitre Chinois de la partie. Ce n’est pas comme si la France avait connu une forte hausse du chômage les mois précédant, comme si elle craignait des représailles sur le terrain économique, ni comme si elle s’était sentie dans l’obligation historique de faire de cette rencontre un symbole, visant à soutenir l’oppressé et stigmatiser l’oppresseur.

Histoire d’empêcher tout hooliganisme, la rencontre se déroulait donc en terrain neutre : en Pologne (la Suisse n’était pas libre, et Christian Clavier faisait une boum en Corse). Doudounes et vodka étaient donc naturellement de sortie. La rencontre au sommet pouvait donc avoir lieu, entre un Sarkovic au sommet, non pas de l’Himalaya (ç’eut pourtant été de circonstance), mais de son art : la langue de bois, et un Dalaillelama grelottant, ayant pour sa part omis de revêtir l’anorak sur son traditionnel pyjama.

C’est alors que survint un problème majeur : pas de public dans le stade, et pas de retransmission télévisée. Normal, on n’était plus en plein championnat. Tout cela ne ressemblait plus qu’à un match exhibition, que l’on doit disputer parce qu’on le doit aux sponsors. Il n’y avait plus d’enjeu. Le vrai match, la finale, devait se disputer juste avant les Jeux Olympiques. Imaginez, le championnat en aurait été bouleversé.

Résultat de ce fiasco : la rencontre ne dura qu’une demi-heure ce coup-ci, et se solda par un résultat nul. Peut-être d’ailleurs qu’en l’absence de caméras, les deux joueurs se sont simplement contenté de parler foot, chiffons, bagnoles, bières… Va savoir.

Malgré tout, Sarkovic arborait un grand sourire fier au terme du match. Celui-ci s’était disputé sans encombre, personne ne s’était blessé, l’essentiel avait été préservé. L’oppressé, dernier budget et pion mineur du grand échiquier du Championnat de la Liberté d’Expression, n’avait pu jouer que la défense, tandis que l’oppresseur n’avait pas tenté de tacle assassin sur l’avant-centre français. C’est que dans le froid polonais, paradoxalement, on supporte mal une petite haine. Au final, une rencontre terne. Et il se dit même que Brunny, sur le banc des remplaçants, s’est ennuyée à mourir.

Moralité : on ne remet jamais au lendemain ce que l’on peut faire le jour même.




Et si… l’incroyable Hulk n’était pas aussi incroyable qu’il n’y paraît ?

5122008

image9.png

Ma maman m’a bien éduqué. Mon papa aussi d’ailleurs. Ils ont fini par réussir à me faire avaler des carottes, arguant du fait que cela pouvait me rendre un peu plus aimable, et m’éviter de dépenser des fortunes en auto-bronzant.
Soit.
Alors loin de moi l’idée de faire un procès d’intention à la maman du petit David Banner, mais à voir son teint verdâtre lorsqu’on à le malheur de le contredire, il semble évident que le jeune Hulk n’a pas englouti pléthore de carottes. Voilà ce que c’est que de bouffer des pâtes et des patates à longueur de temps. On en finit avec un caractère excécrable, et une masse corporelle anormalement proéminente.

Oh, rien de dramatique, hein. N’allons pas l’énerver. Après tout, ça ne vaut sûrement pas la peine. Malgré tout, nous sommes sûrement très nombreux à nous poser les mêmes questions au sujet de Hulk. Alors que nos parents n’hésitaient pas à piquer dans nos tirelires pour remplacer les vêtements que nous avions le malheur de trouer en vivant notre vie normale de petit monstre à l’école, le jeune Hulk semble avoir été surprotégé par ses parents. Alors, Hulk, fils de bourgeois ? Oui, à en croire la nonchalence systématiquement affichée lorsqu’il revient chez ses parents en ayant pourri ses vêtements.

D’ailleurs, vous aussi vous vous demandez comment fait Hulk pour réapparaître avec un short en lieu et place de son jean, une fois passée sa colère sur tout ce qui ressemble de près ou de loin à un militaire. Vous aussi vous vous demandez comment un gars qui prend 200 kilos en huit secondes et demi parvient à conserver la même taille de pantalon, et donc la même ceinture pour tenir son futal. Vous aussi vous vous demandez pourquoi la maman de Hulk ne l’a jamais amené chez le coiffeur. Et enfin, vous aussi vous avez longtemps suspecté Hulk d’être un hooligan du PSG avant de vous raviser, constatant que si le PSG est un légitime motif de risée publique en France, il n’en est rien aux Etats-Unis, d’où notre géant vert est originaire, et où le PSG est aussi inconnu que Johnny Hallyday ne peut l’être en Ouzbékistan.

Personne ne pourra vous en vouloir. Vous vous posez les bonnes questions. Somme toute, vous vous demandez surtout pourquoi Hulk mérite son titre d’ « incroyable ». A part le fait qu’il soit vert, énorme, et facilement irritable, bien sûr. Je vous avoue très franchement que je suis comme vous. Je me pose toutes ces questions. Je me dis surtout, après moulte réflexion, que ce jeune sauvageon de Hulk est un danger permanent pour notre bonne société.
Il n’a pas encore commencé à braquer des banques, preuve que le gars n’est quand même pas très fûté. Ni même tenté une carrière dans la ligue américaine de Catch. Peut-être Hulk est-il frustré par la taille relativement dérisoire de son sexe. Peut-être même est-ce là la cause secrète de son courroux. Ou bien se désespère t’il de n’avoir toujours pas appris à parler après 79 épisodes de la série, six téléfilms et plusieurs incursions cinématographiques. Car oui, Hulk est AUSSI analphabète. Il n’a jamais scotché devant « Les Chiffres et les Lettres », cherché comment ce foutu compte pouvait être bon, il ne sait même pas quelle tête a Julien Lepers, et l’idée de gagner l’Encyclopédie des timbres postes dans la Tchéquie d’avant-guerre à « Questions Pour un Champion » ne lui traverse même pas l’esprit. C’est pour dire : Hulk est loin d’être un champion. Un jour, il va donc sûrement s’énerver pour de bon.

Il n’y a donc pas trente-six solutions d’en venir à bout. Nous allons devoir attendre que le réchauffement climatique s’aggrave. Car c’est bien connu : il faut battre le vert tant qu’il est chaud.

En fin de compte… Et si Hulk n’était pas aussi incroyable qu’il n’y paraît ?




Et si… George Clooney n’aimait pas le café ?

5122008

image6.png

C’est vrai quoi. Moi je veux bien que George fanfaronne, mais je refuse que l’on nous mente plus longtemps. Quelqu’un s’est-il seulement posé les questions fondamentales sur les publicités Nespresso, au sein desquelles on a plus affaire à George Clownesque qu’à George Clooney ?
Je m’insurge : de mémoire, seriez-vous capables de dire quel est le café préféré de George ? Cosi, Decaffeinato, Volluto, Ristretto (pour les ignares, ce sont les petits noms données aux capsules écopasdutoutlogiques de Nespresso) ?

image5.png

Non, personne ne sait, car de toute façon, tout le monde se fout de savoir quel café préfère George.
Encore qu’on aimerait bien savoir, ne serait-ce que par pure curiosité.

Mais il y a deux catégories de personnes touchées par ces publicités.
D’abord les femmes.
Là, ce n’est pas bien compliqué : oseriez-vous me croire si je vous confiais qu’à mon très humble avis, elle n’ont d’yeux que pour le Dr Ross (qui selon moi aurait bien mieux à faire dans un hôpital que de draguer des infirmières sans blouse à côté de la cafetière qui, et là tenez-vous bien, n’est autre qu’une Nespresso ! Ils ont un sacré CE à l’hosto…)
Si, si. Car les femmes sont comme ça.
D’ailleurs les femmes boivent moins de café que les hommes, c’est prouvé dans toutes les études statistiques.
Encore que je dis ça, je dis rien, c’est histoire de donner un semblant de crédibilité à ce blog qui en a bien besoin. Parce qu’effectivement, si un statisticien de la Confédération Française des Torréfacteurs de Café venait à contredire les résultats de mon étude tout ce qu’il y a de plus farfepoilue, et bien je vous le dis tout net, je finirais par passer pour un gars pas sérieux, ce qui n’est pas drôle.

Donc les femmes boivent moins de café que les hommes. Et bien vous savez quoi ? Dans les boutiques Nespresso, il n’y a que des femmes. Et pourquoi donc ? Tout simplement parce qu’elles ont vu que George était lui aussi dans les boutiques Nespresso, alors elles se précipitent dans les boutiques de Grenoble, Talence, et Ris-Orangis en espérant y croiser George. Aussi cruel que cela puisse paraître, nous devons la vérite à la gente féminine : il y a plus de chances que George soit en train de siroter un mojito dans sa villa de Hollywood qu’en train de faire l’inauguration de la boutique Nespresso de Grenoble (qui à ce jour n’existe pas).

Aux femmes qui voudraient voir George leur amener un Nespresso dans son beau costume sombre, et qui n’ont sous la main que leur homme, qui daigne à peine leur servir un café soluble en pyjama, je dis ceci : n’ayez aucun regret, car George ne sait même pas comment on détartre les machines Nespresso. Vous imaginez le boulet ?
Car c’est bien beau de vouloir George à la maison, mais lui aussi serait obligé de lire le mode d’emploi en néerlandais avant de comprendre comment il faut faire.
Lui aussi laisserait les capsules s’accumuler dans la machine. Lui aussi foutrait de l’eau partout en remplissant le réservoir.
Et je ne vous ai pas dit le pire, jeunes demoiselles tombées en pâmoison devant le bellâtre : aux dernières nouvelles, George Clooney est daltonien. Ah, ah, ah (rire machiavélique) ! Ce qui signifie que si vous lui demandez une capsule rouge il vous fera un café avec une capsule jaune. Le boulet…

Soyons clairs : George pourrait faire des pubs pour des cafés du commerce équitable, lui qui s’est engagé pour le Darfour et que l’on sait concerné par les causes qui en valent la peine (le contenu sémantique rigouro-sérieux de cette dernière phrase a pour but de culpabiliser un tantinet les consommateurs acharnés que nous sommes tous car la morale n’est jamai mieux vue que par ceux qui ont touché du doigt l’immoralité. Ceci dit, faire des phrases sérieuses, avec un fond et une réflexion, est vite fatigant. Reprenons donc le cours de nos élucubrations). Donc non, George Clooney n’est allé chez Nespresso que par appât du gain. Et pourtant, en célibataire endurci, il n’a aucune pension à payer, aucun contrôleur des impôts sur le dos. Non, à la limite, que Darry Cowl (RIP) ou Jean Lefèbvre (il est mort ou pas Jean Lefèbvre ?) fassent la pub, ça ne m’aurait pas choqué, mais George Clooney quand même. Manquerait plus que Brad Pitt déboule dans la pub. De toute façon, au risque de passer pour un aigri ou un jaloux, je vais me faire le porte-parole des nombreux mâles qui lisent ce blog : je trouve que George Clooney, en plus de devenir goujat, a pris un sacré coup de vieux dans la dernière pub.

image7.png

Tout aussi bien, on fait un foin de pas grand chose. Et si George Clooney n’aimait tout simplement le café ?

PS : la deuxième catégorie de personnes touchée par les pubs Nespresso, ce sont les hommes. Oui, tout simplement des hommes, qui ont remarqué que la jolie brune voleuse de capsules ne portait pas d’alliance, et n’arrêtait pas de mettre des vents au bellâtre. C’est pathétique, mais eux aussi vont dans les boutiques Nespresso dans l’espoir de la croiser…







"CHOCO" Croquant à l'extéri... |
Y'a d'la joie ici... |
Le sixième élément |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | chevalcentre
| dimitri14
| doudou3333